Comment les Allemands savaient-ils qui était Juif ?

Passeport délivré à Lore Oppenheimer avec la lettre « J », pour « Jude », tamponnée. La législation allemande (3 juillet 1939) exigeait que le nom « Sara » soit ajouté pour toutes les femmes juives allemandes. Crédit photo : United States Holocaust Memorial Museum, avec l’aimable autorisation de Hans Steinitz

Les officiers allemands identifiaient les Juifs habitant en Allemagne grâce aux archives ordinaires créées par tout État moderne. Ils utilisaient les données recueillies lors des recensements, les déclarations d’impôt, les listes des membres des synagogues, les registres paroissiaux (pour les Juifs convertis) et les formulaires d’enregistrement de la police, qui étaient obligatoires. Ils interrogeaient également les proches et obtenaient des renseignements auprès des voisins et des fonctionnaires municipaux.

Sur les territoires occupés par l’Allemagne nazie ou par les autres pays de l’Axe, les Juifs étaient identifiés grâce aux listes de membres des communautés juives, aux pièces d’identité individuelles, aux documents dressés lors des recensements, aux registres de la police et aux réseaux de renseignements locaux. Les lois raciales de l’Allemagne qualifiaient de « Juif » toute personne ayant au moins trois grands-parents juifs, quelle que soit leur identité ou pratique religieuse. Les conversions au christianisme étaient déclarées nulles jusqu’à deux générations antérieures, formalisant et instituant ainsi les théories raciales nazies.

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