Qu’étaient les lois de Nuremberg ?

Tableau racial des lois de Nuremberg de 1935. Les « lois de Nuremberg » fournissaient une base pour l’identification raciale. Seules les personnes ayant quatre grands-parents allemands non juifs (soit quatre cercles dans la rangée supérieure, colonne de gauche) étaient de « sang allemand ». (14 novembre 1935). Crédit photo : US Holocaust Memorial Museum

Les lois de Nuremberg est le nom donné à deux lois promulguées dans l’Allemagne nazie en septembre 1935, à savoir la loi sur la protection du sang allemand et de l’honneur allemand et la loi sur la citoyenneté du Reich.

La loi sur la protection du sang allemand et de l’honneur allemand interdisait tout mariage entre un Allemand juif et un Allemand non juif, criminalisait les relations sexuelles entre eux et défendait aux Juifs d’employer des femmes allemandes de moins de 45 ans comme femmes de ménage.

La loi sur la citoyenneté du Reich était censée identifier ceux auxquels devait s’appliquer la première loi. Seules les personnes de « sang allemand ou apparenté » pouvaient être citoyennes de l’Allemagne, tandis que les personnes de race juive étaient déchues de leur citoyenneté allemande et reléguées au statut de « sujets de l’État ». Cette loi qualifiait de Juif toute personne ayant trois grands-parents juifs ou plus, ce qui comprenait les Juifs convertis au Christianisme, leurs enfants et leurs petits-enfants.

Les lois de Nuremberg touchèrent les aspects les plus fondamentaux et intimes de la vie quotidienne de tous les Juifs d’Allemagne. Elles donnèrent également lieu à l’interdiction spontanée de toute participation juive à la vie allemande, situation dénommée [radicalisation cumulative].

[Radicalisation cumulative : expression inventée par l’historien allemand Hans Mommsen pour décrire la façon dont les entreprises, organisations professionnelles et localités allemandes sont allées au-delà des directives du régime nazi pour exclure les Juifs de la société allemande.]

MORE FACTS
VIEW ALL FACTS